Zone d éradication de lécrevisse"SIGNAL"

  • Pour la riviére Grozon cette zone d éradication va de l' embouchure du Doux jusqu'à la borne Kilométrique n° 27 entre Lamastre et Saint Barthelemy-Grozon lieu dit "Romanet" .A l'amont de cette borne toute pêche de l'écrevisse est interdite en dehors des jours d'ouverture de la pêche de l'écrevisse à pattes blanches .
    Se reférer à l' arrêté préfectoral 2008.
Pacifastacus leniusculus

 

Pasifastacus Leniusculus ou écrevisse Signal dit de Californie

L'écrevisse de Californie peut atteindre de grandes tailles jusqu 'à 15 cm pour un poids de 150 grammes . De coloration brune en général le dessous des pinces est de couleur rouge vif et le dessous du corps est bleuté chez les specimens les plus gros .

 

La détermination s'effectue grâce à l'addition des critéres suivants :
Un rostre dont les bords sont parralléles
Une tache le plus souvent blanchâtre ou parfois bleutée à la jonction du doigt mobile et du doigt fixe sur la partie supérieure des pinces .
Un céphalothorax lisse .

 

Cycle de develloppement :
L'accouplement a lieu en automne à une température de l eau inférieure à 10 ° . Les oeufs au nombre de 200 à 250 par femelle sont pondus quelques semaines plus tard et sont portés par la femelle qui les incube pendant 6 à 9 mois La durée d 'incubation augmente si la température de l'eau diminue . Les juvéniles restent accrochés aux pléopodes de leur mére jusqu'à leur deuxiéme mue . Aprés laquelle ils deveinnent totalement indépendants .De plus l'écrevisse de Californie est mature plus tot que l'écrevisse à pieds blancs (environ deux ans) .

L'écrevisse de Californie est peu active en période froide et redevient actif au printemps . Présentant un comportemen t nocturne son régime alimentaire varié se compose principalement de petits invertebrés de tétards de grenouilles et les plus gros sujets de part leur taille et leur agréssivité naturelle sont prédateurs d' amphibiens et de poissons de taille plus importantes . Le cannibalisme est trs présent et la compétiton est trés forte , il n' est pas rare de rencontrer des sujets amputés d 'une pince .
En France, on la rencontre plutôt dans les cours d'eau rapide et bien oxygéné de la zone à truites , mais aussi dans certains lacs et étangs . Elle peut aussi subsister à une forte baisse d'oxygéne lorsqu elle séjourne temporairement sur le milieu terrestre ,ou elle peut se déplacer sur quelques dizaines de métres .
L'écrevisse de Californie est classé :
"Espéce susceptibles de provoquer des déséquilibres bilologiques" (article R 432-3 du code de l'environnement) L'introduction en milieu naturel est interdite .
L'écrevisse "Signal" ou de Californie et l'écrevisse à pieds blancs occupent la même niche écologique cependant le Signal fabrique un nombre plus important d'oeufs , à une maturité sexuelle plus précoce, une taille plus importante, une trés forte agressivité naturelle ce qui en fait l'espéce la plus dangereuse vis à vis de l'écrevisse à pieds blancs avec laquelle la cohabitation est impossible .

UN ENVAHISSEUR VENU D’AILLEURS
         C’est d’abord Orconecte Limosus qui a gagné l’Europe par l’intermédiaire d’un pisciculteur allemand en 1890. En France, c’est d’abord cette écrevisse appelé aussi Cambarus Affinis, qui a été l’objet d’acclimatation en 1910, cela constitue le point de départ de la propagation des écrevisses américaines en Europe.
         L’écrevisse « Signal » où de Californie est, comme son nom l’indique, originaire de la côte ouest des Etats Unis, elle a été introduite en France en 1976. L’autre espèce « écrevisse rouge de Louisiane » Procambarus Clarkii , présente dans certains plans d’eau en Ardèche, a d’abord été introduite en Afrique, au Kenya, puis a rejoint l’Europe par l’Espagne en 1978.
         L’été 2007, la Fédération de Pêche de l’Ardèche a procédé a un sondage sur le Grozon , entre Lamastre et St Barthélémy-Grozon, afin de délimiter la zone d’invasion , qui a pour origine le déversement dans un lac collinaire en 1982.

IL VIT SUR LE MËME HABITAT que nos espèces autochtones :
                   Ecrevisse à pieds blancs (austropotamobius pallipes) en ardèche.
                   Ecrevisse des torrents (austropotamobius torrentium) et
                   Ecrevisse a pattes rouges (astacus astacus).
Ruisseaux bien oxygénés, eau de bonne qualité et fraîche,
Plus fécondes, maturité sexuelle à 2 ans, plus agressive, elles éliminent les espèces autochtones des biotopes dans lesquels elles pénètrent. Si aucune mesure n’est prise, la disparition des écrevisses indigènes est probable à plus ou moins long terme.

PORTEUSE SAINE DE LA PESTE DE L’ECREVISSE, l’aphanomycose qui a décimé les populations à travers toute l’Europe. Cette pathologie serait apparue en France vers 1875, elle continue de sévir aujourd’hui.

SENSIBILISATION une journée de pêche , organisées par la Fédération , a eu lieu sur le Grozon à Lamastre le 5 avril, une autre journée de pêche aura lieu le 14 juin sur la Lande.
         D’autre part une délimitation des sites colonisés est en cours de réalisation et viendra compléter la cartographie réalisée par la fédération en 2007.

UNE STRATEGIE DE LUTTE , la pression de pêche seule ne suffit pas, car les prélèvements ,aussi importants qu’ils soient, font diminuer le nombres de sujets, mais laissent la niche écologique libre à disposition pour une recolonisation.
         Un test , grandeur nature ,d’une méthode de stérilisation efficace en bassin, va être mis en place sur la population ,relativement peut importante de la Dunières à Vernoux en septembre 2008.
         Ce principe d’éradication consiste à capturer sur un site un maximum d’écrevisses , de tuer les femelles et les petits mâles, puis à relâcher les gros mâles une fois stérilisés, ceux-ci , plus agressifs, tuent une partie des mâles non capturés et féconds. Les mâles stérilisés vont alors chercher les femelles non capturées et s’accoupler avec elles une semaine avant les autres mâles annulant ainsi tout espoirs de reproduction. De nombreux tests en milieu confiné ont été très concluants, ce protocole a abouti à l’absence de pontes viables chez les femelles et à la mort d’un certain nombre d’entre elles. Une fois l’accouplement réalisé,tous les mâles relâchés périssent avant la période de reproduction suivante. Au bout de quelques années de ce protocole ont devrait parvenir à détruire la population du site.

LES ENJEUX SONT FORTS sur les zones ou les populations de « Signal » sont proches des populations d’Ecrevisses à pattes blanches , de truites « Fario » et pour toute la faune benthique .

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